En stage depuis deux semaines avec l’association Ideokilogramme à Montpellier. Regard exterieur sur une expérience Gatti menée avec 20 personnes de Montpellier, de toutes origines sociales, depuis deux mois à plein temps, autour d’un texte de Armand Gatti extrait de la traversée des langages. Belle aventure, avec représentation à la fin, dans un théâtre, ce qui me fait encore me dire que décidement je n’aime pas les théâtres et les journées passées dans le noir à éclairer un cube. Ou alors une fois de temps en temps, comme ça, pour un beau projet avec des gens biens.
Et évidement, j’ai oublié le chargeur de mon appareil photo donc pas d’image pour l’instant…
J’ai écrit un petit courrier à tous les participants de l’aventure, peut-être que ça dit un peu de l’ambiance ici.
A toute l’équipe de l’aventure du langages. Bonjour à vous, bons et bonnes camarades de mes quinze derniers jours d’aventure !
Quelques mots pour vous dire que j’ai été très content de passer ce moment avec vous, de vous voir travailler, réflechir, construire et vous engager dans cette histoire qui était loin d’être évidente et aussi joliment finalisable à première vue. J’ai beaucoup aimé la manière dont vous m’avez fait une place dans cette aventure alors que je ne savais pas bien moi même quelle était ma place. Cela m’a plu d’ailleurs de ne pas décider, de me laisser porter et de vous regarder mettre cette histoire en place. J’ai aimé bosser avec Marco sur la lumière, vraiment bon, et me faire héberger chez Flora et Marco après ma petite galère de clefs de voiture cassée. J’ai apprecié l’engagement de chacun de vous dans l’histoire, malgrès les absences et les retards, qui vous a fait tous présent sur le plateau au moment du spectacle et à même de transmettre cette parole si compliquée d’une manière qui l’a rendu abordable. Les motivations de chacun étaient sans doutes variées, les modes d’implications également, j’espère que chacun y a trouvé ce qu’il cherchait et même plus. Vos présences sur le plateau, peu habituées à se représenter (pour certains en tout cas) dégageaient une force introuvable chez des professionnels, par son inexpérience même. Travailler ensemble est toujours une utopie, travailler ensemble sans se conaitre, sans se choisir, avec aucun background commun, dans un temps aussi court, sans rémunérations, avec autant de demandes différentes (chant, corps, texte, implication) et à aussi nombreux, et imaginer que cela puisse réussir, c’est de la folie douce, mais vous l’avez fait. Encore une bonne raison de croire en l’homme (et en la femme !). J’ai été très impressioné par la manière dont le trio de choc (Matthieu, Fred et Heloïse) travaillait ensemble, sans se marcher sur les pieds ni se contredire et réussissait à former un trépied stable et cohérent. Il s’agit là aussi d’une utopie réussie. Et je sais combien cela peut être complexe. Bon allez, quelques critiques quand même. La rigueur et l’écoute entre vous durant les répétitions, mais vous le savez aussi bien que moi. Plus le groupe est nombreux plus il faut fermer sa gueule et être présent pour ne pas s’épuiser. Ne jamais confondre la salle de répétition et le salon de thé. D’autant plus que cela créait chez Fredo et Héloise une tendance à l’infantilisation….Mais lequel a crée l’autre. Une tendance peut être à trop s’écouter soi-même et pas assez le groupe. Individualisme difficile à lacher dans cette société. C’est d’un texte de combat qu’il s’agit, porté par une rage intérieur immense. Une révolte. N’oubliez pas les mots que vous avez prononcé. Et continuez à les faire vivre. Quand à moi, je ne sais pas si je vous aurait été d’une grande aide, je ne pense pas, après tout je ne suis que stagiaire et je m’en vais continuer ma route, à La Parole Errante du 25 Avril au 25 Mai, puis à Terschelling (Hollande) au mois de Juin, puis à Marseille et après on verra, j’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser. Avec la Fai Ar il y a un site internet et même un blog, trouvable sur n’importe quel moteur de recherche, n’hésitez pas à me contacter si vous passez sur Marseille, ça me fera plaisir de vous revoir, là bas ou ailleurs. Continuez bien vos aventures.
Et encore Merci
Mathurin Gasparini









