Tes mots laissent des traces dans ma tête, et attendent.
Pendant que je faisais la cuisine, Aurélie me chatouillait. J’aime pas qu’on me chatouille quand je fais des crèpes. J’étais troublé, je me débattais vaguement en essayant de ne pas renverser de la pâte partout.
Elle m’a dit : « Tu vois, çà, c’est ton vrai rire. J’aime quant tu ris de cette façon là. »
Tu regardes le chemin parcouru, et tu te demandes ce que tu as bien pu faire pour en arriver là.
Je ne t’accorde qu’un seul doute, dans la mesure où moi je crois qu’on ne peut juger un être que sur ses projets. Surtout pas sur ses comportements passés, surtout pas sur son histoire.
Je ne t’autorise à me mépriser, donc à mépriser le reste du monde, qu’à la connaissance de ce qui se trouve au fond de moi, au fond du monde, et à quoi je m’applique à donner naissance. Qu’à la compréhension de ce que le monde essaye de mettre au monde.
Elle pousse la graine, c’est son boulot, et elle n’a besoin de toi que pour laisser l’eau et la lumière la toucher.
il y a ceux qui sentent la vie toute ronde au coeur de la terre
et ceux qui sentent la mort au creux de leur tête.
il y a ceux qui s’en foutent.
Quel est ton véritable rire ?










