une présentation des arts de la rue au yes theater.
ma venue n’a pas l’air intéressante pour l’équipe artistique qui ne vient pas assister au workshop. machisme ? tant pis. bouchra, hella, chaoket, nassim, nour, diana, heckmat et aloua (18-30 ans) viennent néanmoins, ils ont fait quatre mois de training en mars dernier. quatre heures de rencontres en arabe, traduction en anglais pour moi. quelques extraits de films / l’histoire d’un processus / échanges
sensible à leur attention et à la manière de présenter les choses qui va faire possibilité de se braquer.
réactions : pourquoi aller dans la rue alors que c’est un milieu bruyant et difficile ? est ce que les comédiens de rue sont les mêmes que ceux des théâtres ? il faut alors jouer la nuit ? est si quelqu’un ou une voiture qui passe empêche le déroulement de l’histoire ?
une fille aime l’idée de pouvoir inclure l’existant et jouer avec. une autre de voir de plein d’endroits.
ils en concluent que l’idée des arts de la rue existent déjà en palestine : des conteurs font des ombres chinoises dans les rues de Naplouse. les mariages, la dapka et d’autres fêtes rassemblent les gens dans la rue. la résistance, les manifestations contre le mur à birzeit, une fille a déjà vu une manifestation où toutes les portes des maisons d’une rue étaient ouvertes et l’on pouvait voir comment presser des olives, des jeux, des manière de préparer à manger… le muezim
"on vit le spectacle dans la rue, on le regarde au théâtre". "il faut utiliser ce qu’on a parce qu’on ne peut pas reconstruire ce qu’on a perdu".
l’espace public l’est ici littéralement – p u b l i c – ce qui est visible, ce de quoi on parle. la liberté à la maison, loin du regard public. une pièce de la maison est réservée à la transition des deux statut car ici la rue regarde tout le monde. chez nous, l’espace public est un espace anonyme, un espace de liberté, une succession de sphères privées qui s’expriment. pas de notion du collectif. la rue n’est pas à tout le monde mais à personne.









