Juin 2010
Plus de 24 heures de bateau entre Barcelone et Tanger. Sentir le temps du déplacement, l’atmosphère à bord qui change au fur et à mesure du trajet. Changer de continent.

Tanger - Salé
Rencontre avec le Théâtre Nomade. Accueil au verre de lait et à la datte fourrée avec une amande. Repas sous la tente et nuit à la résidence universitaire. Le lendemain, on discute et réunionne un peu, puis on laisse la moitié du groupe qui travaillera ici 3 semaines.
Salé - Tahanaout
Arrivée à la Maison des Associations. Décor 1001 nuits et dortoir des 7 nains. Dîner à Al Maqam, dans une ambiance mielleuse, limite écoeurante après les saveurs salées de la veille. Le lendemain, on déambule dans le souk vide avec Mustafa et on découvre Ghmat avec Khalid.

Tahanaout - Marrakech
Arrivée thé à la menthe, dans l’appartement où nous logerons pendant les deux semaines, accueillis par l’équipe du Festival Awaln’Art, ici, Léna, Claire et Samira.
On se retrouve quasi entre nous et une engueulade mémorable plus loin, le groupe qui travaillera sur la scénographie de deux places de villages pour le Festival Awaln’Art nous quitte pour retourner à Tahanaout.
Marrakech, etc…
Marrakech, la brûlante, Marrakech, la grouillante…
Premiers pas dans la ville avec notre étiquette de touriste collée sur le front. Apprendre quelques mots d’arabe, bonjour, merci, non merci…

Place Jemaa El Fna
La place Jemaa El Fna est définitivement le coeur de Marrakech, l’endroit où se superposent tous les calques de la ville.
Marrakech historique, berceau de la ville, jadis lieu où se rejoignaient les routes commerciales, fondement, lieu d’échange, de rencontre, de croisement. Marrakech plan, lieu vers lequel tout le reste de la ville converge. Marrakech culture, place traditionnelle des conteurs, acrobates, musiciens, porteurs d’eau et autres dresseurs de serpents.
Marrakech touristique, évidemment, du premier au dernier regard.
Le point où toutes les Marrakech se retrouvent s’appelle Jemaa El Fna. Une place qui se doit de paraître suffisamment typique pour être encore crédible aux yeux des porte-monnaies sur pattes blanches tout en étant aseptisée au maximum afin d’en faciliter l’exploitation. Carrioles standardisées qui dépaysent mais pas trop, magnifique performance chorégraphique quotidienne des services de nettoyage, une dramaturgie saisissante, présence discrète mais d’une efficacité redoutable de la police touristique…
Une place passage obligé de tout séjour à Marrakech, où tous (mais absolument tous) les touristes passent, une omniprésence de bermudas, de lunettes de soleil et d’appareils photos mais qui, très étonnamment, reste aussi et encore et toujours un des lieux que les Marrakchis n’ont pas complètement abandonné à l’industrie touristique, un lieu de sortie, de soirée, de flânerie. "On vient à Jemaa El Fna pour perdre son temps"…
Une place qui ne se dévoile pas au premier coup d’ oeil. Insupportable et attachante.
Les porteurs d’eau
Le festival nous a mis en contact avec Nourredine Ganjou, scénographe marrakchi. Echange enrichissant mais un peu sporadique.


De notre peu de temps de présence, de ressenti et d’exploration de la place, nous avons construit des installations visuelles ou sonores dans des bouteilles de 5 litres d’eau en plastique. Bravo et merci Laetitia pour l’idée… Photo, vidéo, théâtre d’objet ou de geste, praxinoscope, bande-son… proposé au public par des porteurs d’eau atypiques (?) pendant le festival Awaln’Art sur la place de Tahanaout et au marché d’Ghmat. Un double référence aux porteurs d’eau, personnages traditionnels de Jemaa El Fna et à la mondialisation qui a déjà bien galopé sur cette place.





Retour à Marseille
Si les 24 heures de bateau à l’aller avaient fini par être longues, les 32 du retour passèrent en un claquement de doigts.

Une dernière sortie des bouteilles à Marseille pour une fête de retour. Bravo et merci Laurent pour l’idée…











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