Israël n’est pas le premier pays à construire un mur, une clôture ou une barrière de sécurité. Il en existe un nombre appréciable un peu partout dans le monde. C’est cependant le mur isralien qui retient toutes les attentions et les critiques, minimisant de fait l’enjeu : éviter des attaques terroristes.
On n’entend pas ces mêmes critiques à l’égard d’autres pays ayant construit des murs de séparation afin d’éviter par exemple l’immigration clandestine. Comme pour le mur entre le Mexique et les Etats-Unis,
une barrière contre des millions de Mexicains illégaux qui veulent pénétrer au pays d’Oncle Sam et trouver une réponse à leur misère. Construire un mur pour se protéger d’immigrants en détresse est-il plus légitime que le faire pour empêcher l’entrée de kamikazes ?
"La grande muraille du Maroc" connue sous le nom de "ceinture de sécurité", est un mur de défense, long de 2.720 kilomètres, érigé par le Maroc dans le Sahara marocain dans le but de protéger ses territoires et sa population contre les invasions hostiles du Front Polisario.
La Corée du Sud se protège de la Corée du Nord par une barrière
L’Inde aussi, a construit une barrière de 3.300 kilomètres afin de marquer sa séparation du Pakistan voisin, qui la conteste.
Le Botswana construit des barrières électrifiées à sa frontière avec le Zimbabwe, officiellement pour empêcher les animaux de ferme contaminés d’entrer dans le pays ; elles servent surtout à empêcher ceux qui fuient les troubles d’arriver au Zimbabwe.
L’Arabie Saoudite, une des voix majeures à critiquer la barrière de sécurité israélienne, en construit une, en béton, avec caméras de surveillance. Un projet d’un peu plus d’un demi-millilard d’euros sur la frontière poreuse avec le Yemen, afin d’empêcher les infiltrations. Ce qui provoque la colère de plusieurs tribus locales qui affirment que la construction lèse le territoire yéménite de près de sept kilomètres. L’Arabie Saoudite met également en place une barrière ultra-moderne sur les 900 kilomètres de frontière commune avec l’Irak.
Autre lieu de tensions, où s’érige un mur, Chypre, dont une partie du territoire est contestée par la Turquie. Cette dernière, candidate à l’entrée dans l’Union européenne, a construit une barrière afin de délimiter le territoire qu’elle revendique sur l’île chypriote.
Reste le cas fameux de l’Irlande, où, depuis plus de trente ans, des dizaines de murs séparent catholiques et protestants. Des rues ont été coupées afin de mettre un terme aux jets de projectiles, pierres, cocktails Molotov, grenades, etc. Des quartiers entiers de Belfast ont été défigurés, des maisons rasées et des habitants expulsés pour permettre la construction de ces murs.
La Thaïlande a annoncé en 2007 son projet d’édifier une barrière physique le long des 75 kilomètres les plus inaccessibles de sa frontière avec la Malaisie. Le but, selon Bangkok, est d’empêcher les "terroristes" de traverser les provinces agitées, à majorité musulmane du sud de la Thaïlande.
Le Pakistan construit actuellement une barrière de 2.400 km pour être séparé de l’Afghanistan.
L’Ouzbékistan a érigé une clôture le long de sa frontière avec le Tadjikistan. Les Emirats arabes unis sont en train de mettre une place une barrière sur leur frontière avec Oman et le Koweït renforce le mur de 215 km le long de sa frontière avec l’Irak.
L’Espagne de Javier Solana a érigé une barrière électrifiée gardée par des soldats, aux enclaves de Ceuta et Melilla à la frontière du Maroc. Elle fait rempart aux travailleurs illégaux, qui, par centaines, tentent d’entrer en Espagne.
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Le mur de berlin en chiffres
155 kilomètres de long (43,1 à Berlin-Est et 111,9 en R.D.A.)
127 kilomètres de grillage de détection et d’alarme
105 kilomètres de fossés anti-véhicules
302 miradors, 20 bunkers, 20 casemates
14.000 gardes-frontières
Plus de 5.000 personnes (surnommées "brise-mur") ont réussi à franchir le rideau de fer
Plus de 3.200 ont été arrêtées sur le chemin de l’Ouest
Plus de 943 est-Allemands ont été tués en tentant de traverser le mur et plusieurs centaines de personnes blessées.
Mur de chewing gum Un mur plein de couleur et de chewing-gum ! Un art pas comme les autres. Direction la Californie, dans la ville de San Luis Obispo qui possède un lieu très touristique. Une allée recouverte de chewing-gum ! Des murs de 4.6 mètres de hauteur et 21 mètres de largeur où les passants y collent leurs chewing-gums lorsqu’il n’a plus de goût. On y retrouve de belles réalisations ;o)
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PAU (NOVOPress Aquitaine) : Le Mur des expulsés, inauguré le 5 septembre dernier à Billère, près de Pau, devra être effacé. Le tribunal administratif de Pau a donné raison ce matin au préfet des Pyrénées-Atlantiques qui contestait la décision du maire, Jean-Yves Lalanne (PS), d’avoir fait réaliser une fresque sur le mur d’une salle municipale.
Des murs et des villes 26 octobre 2009 Actualités internationales
Il existe au coeur des villes, depuis longtemps, des murs qui sont autant de frontières entre les hommes. Certains sont venus arrêter des lignes de front au coeur de conflits scarifiant l’intérieur même des États. Ainsi en va-t-il des murs édifiés par l’armée britannique en 1969 au coeur de Belfast — les fameuses Peace Lines.
Dans le même esprit, la ville de Nicosie est partagée par un mur — symbole de la division de Chypre — désormais ouvert en partie et depuis 2007, notamment rue Ledra. Cette logique prévaut à Tashqourghan, en Afghanistan, et à Falloudjah et Tal Afar, en Irak. De même, à Bagdad, la construction de murs était destinée à mettre un terme à la violence sectaire entre chiites et sunnites, et, bien qu’il ait été envisagé de démanteler les murs bagdadis en 2009, les autorités y ont renoncé devant la recrudescence des attentats.
Certains murs ont, non sans rappeler certains de leurs pendants interétatiques, pour seule vocation de séparer des castes, de dissocier l’élite des quartiers plus pauvres, stigmatisés pour leurs trafics ou leur violence.
Des murs célèbres — comme celui construit à Padoue en 2006 autour du quartier de Via Anelli, pour isoler des immigrants d’origine subsaharienne, et celui qu’avait érigé la municipalité d’Usti Nad Labem en 1999, en République tchèque, pour séparer les Roms du reste de la ville — ont été détruits. Mais d’autres subsistent, comme le long de la cité de la Fouilleuse à Rueil-Malmaison, en banlieue de Paris, et comme celui séparant les bidonvilles de San Fernando et les riches résidences de San Isidro, à Buenos Aires.
Certains murs vont plus loin et enferment les nantis derrière des parois protectrices. Ces collectivités fermées, dont l’origine remonte au XIXe siècle (par exemple la Villa Montmorency, une enclave réservée aux riches dans le 16e arrondissement de Paris depuis 1853), prennent leur essor à compter des années 1960 aux États-Unis, puis des années 1970 en Amérique latine, avec les barrios cerrados.
Ces fameuses gated communities ont également redéfini le paysage urbain de l’Afrique du Sud après la fin de l’apartheid.

























