Le théâtre dans la rue quelle place ?
A l’heure où la création de rue va de plus en plus vers des formes liées au quotidien des « usagers », à l’heure où il n’est plus besoin d’être comédien, musicien … pour investir l’espace public, où en est le théâtre.
N’assistons nous pas de plus en plus à des formes qui empruntent des chemins détournés afin D’entrer, de s’immiscer dans la « matière » vie pour travailler au cœur de la réalité. N’est ce pas là que se situent de plus en plus les aspirations et interventions artistiques ? Mettre en scène la réalité.
Je garde toujours en tète le contexte de la rue et cette image de l’artiste qui se plie, se fait de plus en plus, à la forme que prend la société plutôt que de l’artiste qui exprime publiquement son rêve de société. : Sommes nous en train de nous infiltrer dans la réalité, de créer des réseaux invisibles de complicité sensorielle afin de rendre le quotidien plus poétique moins difficile ? Comme si nous étions en train de trouver des solutions « underground » pour non plus dénoncer notre quotidien mais le rendre plus « supportable » par l’imaginaire. Dans ce cas tout à chacun n’est t’il pas en potentielle capacité d’investir les lieux de son propre quotidien ? Qu’elle est donc à ce stade la définition de « forme artistique » ? Où se situe t’elle ? On assiste chaque jour à des initiatives d’intervention prises en charge par d’autres secteurs, l’architecture, la danse, la performance individuelle et collective des usagers eux même (je pense là notamment aux flash mob. Et autres formes de ce genre). La parole s’est elle déliée ? L’oser faire s’est il répandu ? L’espace public est il devenu plus accessible ??? L’artiste n’a donc plus le monopole de l’intervention et dans ce cas qu’est ce que artiste ? Qui sont aujourd’hui les initiateurs et quelles formes revendiquent t’il ? Qu’est ce que théâtre ? Dans cette évolution de la pratique n’est il pas en train de se faire dépasser Par ces formes invisibles qui investissent le quotidien et reconnectent les imaginaires des usagers sans obligation de spectaculaire Par l’acteur non acteur Par l’espace qui se suffit à lui-même pour nous donner la matière scénographique
J’imagine dans un futur lointain, un espace public en mouvement continuel où se mélangent les interventions « réalité fiction » au plus proche de l’usager où la ville est devenue un terrain de jeu animé de « l’intérieur » par des initiatives individuelles et collectives des usagers eux même. Que deviendront alors les saltimbanques ? parlera on encore de politique ? l’imaginaire sera-t-il devenu un refuge ? une nécessité ? une survie de l’âme ? et le théâtre une chose ancienne trop fabriquée ? l Je ne prends parti pour rien je pose juste une question et ouvre le débat
Le théâtre dans la rue, quelle place ?










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