C’est tout simple…
Chaque année à Saragosse et ailleurs, des centaines de personnes se foutent à poil pour manifester, en ville, à vélo…
J’ai été en juin dernier, l’un(e) de ces cyclonudistes, dit on…
Que veulent-ils ?
C’est tout simple
Moins de bagnoles, des espaces urbains, plus conviviaux, des modes doux, pour la vie, pour les transport, la fin de la dépendance au pétrole…
Mathurin a pris son accordéon sur le siège arrière de la Renault, qui est, selon lui, une Citroën, la K7 des Wampas à fond et on a débarqué,
tenté de danser la dépendance à la bagnole, au pétrole, le moteur tournait toujours, Mathurin joue et regarde,
Je suis un peu trop speed à cause du trac…mouvements pauvres, froid de janvier,
peur de se blesser, corps indisponible, trop de temps passé assise derrière un bureau.
Mathurin à cessé de jouer et s’est barré avec la voiture, je porte une grosse culotte rose de grand mère et une brassière couleur vieille peau.
J’ai les genoux en sang, étonnement, dégoût.
Je me deshabille,
entièrement,
je peux parce que je suis une fiction, julie elle est loin derrière
elle se planque parmi les fringues restées au sol
et à vélo, je roule jusqu’à disparition dans le paysage
dans le plus simple appareil, on perçoit l’innocence, à poil…
Le chantier s’est tu on m’a dit, pendant que je braillais la vélorution…en faisant des rondes sur mon vélo, rondeurs à l’air, état second ivresse du jeu, distanciation zero, vade retro Stanislavski, d’aucun diraient aussi fiche le camp Brecht …
en bilan
joie de s’offrir des tentatives…bonheur de se bousculer un peu…petite prise de risque, franchissement d’une limite…limite suivante…










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