Pour cette vision du plateau des capucins de Brest, veuillez enfiler vos lunettes tri-dimensionnelles. En effet il s’agit d’un triptyque multimédia.
La première dimension est une action de rue par LILI JENKS, un parcourt le long des murs de l’arsenal. C’est une rue qui cherche sa place et les entrées dans les murs encerclant le plateau. Question : comment la rue va-t-elle coulé dans les capucins et inversement ?
Le deuxième tableau est une animation 3D de Naïm Abdelhakmi, un parcourt aussi mais dans un espace totalement virtuel ; marquant ici la volonté de définir le derrière de ce mur infranchissable (pour le moment) comme un non espace, un entre deux embrumé et fantomatique.
Le troisième regard est une respiration flash de JUILIE MERCIER, une observation du site actuellement en friche, lieu où respire le vide et l’absence ; c’est une occasion d’imaginer le projet architectural à venir en lien avec son état actuel, disposant de métamorphose pratique, une architecture modulable aux besoins de chacun.
La fusion de ces regards prend la forme d’une page interactive dans laquelle vous devrez chercher les boutons et construire les histoires dans l’ordre de votre choix.
RESPIRATION ALTERNEE
Julie Mercier
Le vide...est l’absence de matière.
Comment ancrer des fonctionnalités dans une durabilité ?
Peut-être en préservant le vide.
En pensant une architecture qui se voudrait mutante, flexible, réagissant au flux des personnes, à son environnement.
Le vide peut-être conçu comme un potentiel, quelque chose qui attend d’être rempli, et par extension d’être réalisé.
C’est dans l’esprit vide de pensée que peuvent naître les idées.
Un lieu respire.
Intern…Extern

De l’autre coté du mur, voila un étrange espace, l’entre deux de ce qui est visible et de ce qui se cache dans le brouillard.
L’idée est de représenter un non espace, celui qui serait la passerelle entre la ville, ses murs, ses rues, ses frontières communes à un espace interdit, inédit, inexistant.
L’accès dans ce monde de l’autre côté doit pouvoir se faire, passer d’un côté ou de l’autre pour découvrir le futur projet architectural avec ses chantiers, ses ruines, son vide et le rien qui y reigne pour le moment. Un vide et un rien où flotte le doute, le non-dit et le désintérêt des habitants à proximité du site.

Comment la ville peut-elle pénétrer dans cette zone en mutation ? Comment ce projet d’avenir sera-t-il à la hauteur des besoins des usagers du quartier ? De quelle manière joindre les deux bouts entre d’un coté une population dans l’attente de considération et de l’autre une future architecture qui doit rester à l’échelle humaine ?
Le compromis est à débattre, pour le moment rien n’est fixé, une zone d’ombre brumeuse vacille, latente et lourde entre les murs de l’arsenal. Au delà des limites plane une atmosphère de pierres, de métal, de poussière et de nostalgiques odeurs de graisses.






































