Découvrez Steve Reich !
... éducation populaire...
... démocratie participative...
... bien commun...
... écologie sociale...
_ Si tu dois faire pousser des habitations,
tu dois d’abord semer des habitants.
... un cœur de métier...
Commençons aujourd’hui un processus de construction basé sur ce qui existe déjà : l’espace, le temps et les habitants. Le travail de ces derniers est commun avec les artistes, les élus et les techniciens, les architectes et les ouvriers. La clé de la réussite c’est la sincérité : que tout ceux qui œuvrent dans cette création de territoire souhaitent y vivre ; et inversement.
L’important c’est de participer !?
Risquons l’expérimentation citoyenne, faisons confiance à la liberté d’initiative, misons sur les désirs, les fantaisies et les volontés, écoutons nos besoins, passons tout de suite à l’action.
C’est un pari où il n’y a rien à perdre.
Brest a une chance inouïe : un territoire se libère et le temps ne presse pas. Cet espace temps de friche post-industrielle et militaire et pré-urbanisée, c’est un terreau capable de féconder une vie urbaine en adéquation avec son environnement, tant sociologique, qu’historique, économique, culturel et naturel.
Quand une collectivité prête les clés de la ville aux artistes de rue, elle donne un passe-partout aux habitants.
Même s’il est vrai que la muraille d’enceinte se révèle être un gardiennage bon marché pour le futur chantier. Le perçage d’une brèche ouvrant sur une friche à cultiver, sur une terre d’usages à créer. La cité interdite et ses fantômes ferons vite place a des nouvelles réalités. Des expériences concrètes en Europe rendent réaliste ce qui peut ressembler à une douce utopie.
Notre proposition s’articule sur trois axes complémentaires : le mur, la friche et le chantier.
« Les arts pètent » sonnent le début d’une ré-appropriation de ce vide.
« On s’en friche ! » met en place les actions citoyennes.
« Chantier, t’es chiant » fête et décale les travaux.
Faire vivre cette zone frontalière interdite
Rassembler, rêver, passer à l’acte.

“Les Arts Pètent”
C’est une saison culturelle le long du mur qui sépare les quartiers de Recouvrance et Keliverzan du plateau des Capucins. Il s’agit d’affronter de face cette séparation et de s’en affranchir concrètement. Des installations plastiques et des spectacles vivants créés ou adaptés évoluent partout autour du mur : devant, dessus, par dessus, contre, derrière et à travers.
“Un matin de brouillard, on découvre des duvets pris dans les fils électriques et les fils barbelés, comme des chrysalides d’humanoïdes sans vie et sans logement. Les médias en font le relais. Les cocons évoluent de jour en jour. Un blog participe à la “rumérisation” de l’événement. Le public est convoqué pour assister à l’éclosion. Les fantômes du passés se mêlent aux nouveaux arrivants et à la population rassemblée. D’une danse macabre visible depuis des échelles à la célébration d’une renaissance en passant de l’autre coté...”
Des ateliers d’expression artistique avec les structures culturelles brestoises proposent des interventions. Les associations locales ont leur place et leur liberté. Des artistes travaillent directement sur les parties du mur qui resteront le plus longtemps, voire tout le temps : végétalisation, graff’, fresque et mosaïque. Les résidences s’appuient sur les possibilités des quartiers limitrophes.

Des percées de mur
Ce sont les temps forts qui ponctuent ce temps artistique. C’est un rituel, c’est un fête ou tout le monde participe et peut repartir avec une pierre. “Le pouvoir à la masse !?” C’est la chute de la première pierre. C’est créer l’ouverture, la faille.

“On s’en friche !”
C’est de la place et du temps offert aux habitants.
Dès les premiers instants, des parcelles libres sont rendues disponibles à des artistes, des associations, des familles. Du volontaire au simple curieux, de la proposition artistique décalée au chantier d’insertion , jusqu’à l’excentricité populaire.
La contagion par le rêve...
Des jardins potagers apparaissent dans la nuit, un verger éclos, des cabanes se dressent, des ateliers d’artisanat se mettent en place. Le vrai et l’utile se mêlent au faux et au farfelu. Tout doit être possible, il faut essayer tout ce qui est exprimé, on jugera mieux après. Un paint-ball verra le jour si la nécessité ou l’envie s’en font sentir ; et si les demandeurs en sont les maîtres d’ouvrages.
Pour accompagner ces expérimentations citoyennes, il s’agit autant d’informer sur les initiatives menées ailleurs en Europe, que de faciliter les prises de décisions et la communication, ou de favoriser les mutualisations de moyens ou les systèmes d’échanges de temps et de savoirs faire.
En prenant, pour un temps, le risque d’un devenir incertain et pas forcément maitrisé, on offre aux brestois la possibilité de participer concrètement à la définition d’un nouveau quartier. Et on offre à Brest un quartier révé.
Je ne peux plus vous cacher que je rêve d’un village en ville ... voir d’une île ...

Chantier, t’es chiant
La réalisation des travaux, bien que sécurisée doit être visible tout le temps. Les habitants comme les visiteurs pourront voir vivre le chantier. L’appropriation de son territoire, plutôt que l’apprivoisement de celui d’un bureau d’étude, passe par l’échange et la transparence effectifs,
dès le début et tout le long du processus.
“Le un pour cent culturel” du BTP permettrait de réaliser des spectacles vivants et non, seulement des œuvres plastiques. Une fois par mois, une compagnie fait une proposition de poétisation de l’avancée de la construction. On y découvre des spectacles tel qu’un ballet de grues, un concert de pelleteuse, ou un acte théâtrale de chantier.
Des attractions foraines uniques sont réalisées : un manège-pelleteuse, un camion toupie à sensation, une tyrolienne... la grue pistolet pourrait revoir le jour sous une forme décalée : un revolver lance container, ses anciennes rails servant à encaissées le recul produit par le coup.
“villages urbains de co-habitants”
Les expériences heureuses ou optimistes des friches libérées et occupées se concrétiseront réellement et durablement dans le programme neuf. Le processus concerne toute la population brestoise, voire bretonne. Il structure les quartiers limitrophes aux niveaux social, culturel et économique. À l’image des “villages urbains de co-habitants” qui se développent depuis les années 70, le quartier s’adapte aux besoins des personnes, avec l’aide d’experts. En privilégiant une architecture sociale et des activités en commun les coûts de fonctionnement des services peuvent être réduits. Restaurant ouvrier et familiale, salle des fêtes, crèche, foyer de jeunes, bar, bibliothèque, jardin, ateliers sont gérer par des groupes de vingt à trente ménages.











