Carnets de bord des apprentis de la FAIAR
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Opération à coeur ouvert

par le GREP

dimanche 25 janvier 2009, par Hélène Sanier.

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Le GREP

Groupe de Recherche Es Poetic,
Proposition d’Ema Drouin.

Wanda Dewrosinska,
Spécialiste en Quartier-Biographie Contemporaine
Appliquée aux détails.

Wanda c’est Hélène qui porte une blouse blanche de scientifique.

Au début, c’était difficile.
Je n’étais pas du tout disponible.

3 semaines sur le territoire de l’Arsenal avec le Cercle de la Litote,
puis une résidence à Audincourt,
un travail de proximité avec les habitants de la Zup des Champs Montants.

J’étais remplie,
remplie d’histoires intimes et sensibles, de témoignages, de moments de vie racontés.
Immergée, limite noyée.

C’est lourd,
lourd à porter toutes ses histoires personnelles qui ne t’appartiennent pas mais qui pèsent parce qu’elles t’infusent.

J’avais besoin de retrouver mes propres intuitions sur un territoire.
J’avais besoin de sentir et gratter la terre du terrain vague.

Marre de l’analyse,
Marre de la constatation,
Marre de la distanciation,
Marre de "l’intelligence maline".

Qu’est ce que ça raconte une topographie dans mon comportement de passante ?
Est ce que je me sens en confiance dans ces quartiers bléssés ?
Que relèvent mes yeux quand ils se posent sur une barre Hlm ?
En quoi ça me parle au fond, un objet perdu sur l’asphalte ?
Et mon corps,
Suis je différente en fonction de l’espace ?
Un ressenti physique peut-il naitre d’un frisson de vent ?
Un point de vue panoramique est-il nécessaire pour avoir une vision globale d’un quartier ?
C’est quoi la différence entre chez moi et chez vous ?
C’est où la limite de l’intime dans l’espace ?

La blouse justifiait mes activités.
On m’appelait "l’experte",
Miami, Manhattan, Las Vegas ?
Non, Sotteville les Rouen, ou Rouen, selon les rues.

J’ai collecté,
collecté sans rien demander.
Mais les habitants sont venus d’eux-même.
C’est ça principalement qui a changé...
C’est pas moi qui suis allée vers eux,
mais eux qui se sont intéressés à moi, enfin à Wanda.

Ensemble, on s’est raconté des histoires.

Les objets ont été les déclencheurs.
Ils racontent des histoires, des souvenirs, ce sont des indices.
Ils nous informent et nous aiguillent, bien plus qu’on ne le croit, sur la mémoire d’un quartier.

J’ai fini par les classer...
Finalement, selon les espaces où je les collectais,
ça m’a donné des sources, des sources de "carrièrages"...

Puis, la fiction.

Sinon, pour suivre le Grep par le Deuxième Groupe d’Intervention, cliquer ici

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