
- La Vinya - atelier costume
Les Comédiants nous reçoivent à leur "Base", la Vinya, bien installée au coeur de Canet de Mar. Un chapiteau en dur, des bureaux de production, un atelier costume et un atelier de construction (masques, grosses têtes, etc…),un local technique, un grand terrain tout autour, avec des oliviers, d’où on peut voir la mer.

- Canet de Mar
La Compagnie
Ca fait environ 35 ans qu’ils font des spectacles,en salle et en rue, des films pour la télé, des spectacles de commandes, des livres, des stages….et qu’ils vivent et travaillent sur le mode collectif (création et vie mélangée, pas de division des rôles) ! Ils ont joué un rôle fondamental dans le dévelopement du Théâtre de rue en Espagne. Enfin, aujourd’hui, ils ne sont plus que quelques uns à partager la grande maison qui jouxte le terrain de la Vinya, plantée au milieu des orangers.Leur mode de fonctionnement a évolué au fil du temps pour devenir de plus en plus structuré.Les rôles de chacun sont clairs et la compagnie est devenue une société Anonyme avec 7 permanents.Leurs revenus proviennent à 90% de la vente de leurs spectacles et à 10% des subventions attribuées par la province Catalane et le gouvernement Espagnol.Aujourd’hui, leurs activités sont surtout axées autour de spectacle de commande au détriment des projet de création, mais celà semble être la réalité du marché espagnol….

- Joan, Montce et Jaume
Ils ont un bonheur certain à faire ce qu’ils font. Ils sont fiers d’en être arriver là je crois, mais je les sens dans un questionnement, peut-être en manque de…mais de quoi ? Je me demande ce qu’ils peuvent bien attendre d’une rencontre avec un groupe comme le nôtre….un bol d’air frais, un peu de piment, quelques confrontations d’idées ? Que veulent-ils nous transmettre, que vont-ils nous transmettre ?
Explorations à la Vinya

- Grosse tête
Dès le premier jour de travail, on comprend que les choses sont trés organisées et trés structurées.On va faire un "Cabaret de la mort"en explorant les language développés par la compagnie.
Joan nous emmenera à travers sa ville, chaque matin, pour nous mettre en forme en nous transmettant "ses trucs" et en profiter pour nous faire découvrir leur environnement : la plage, la montagne, la ville et toutes ses histoires.Puis nous découvrirons l’univers des masques et des grosses têtes de Carnaval
Avec Montce, on abordera le travail corporel davantage par la danse.Enfin Jaume nous parlera des ombres.

- Ombres

Le Cabaret prendra forme à l’intérieur de la Vinya en exploitant tous les espaces : le châpiteau, les jardins en terrasse, les toits des bâtiments.Ce sera donc une déambulation pour les acteurs et pour le public.Une grande partie du Fondamental sera axé vers la réalisation de ce cabaret.
Rencontres
En parallèle, nous rencontrons Ramon Calduch, compositeur pour la compagnie, qui nous parle des spécificités de la création musicale pour la rue.
Puis Jordi Colominas, Directeur artistique du Festival Fira TARREGA nous raconte l’histoire du plus grand festival de rue en Espagne. C’est trés intéressant de découvrir les spécificités catalanes et espagnoles dans le domaine. Pendant la dictature de Franco, la rue est un espace interdit. C’est à la fin des années 70 que le mouvement se développe vraiment. Et le festival voit le jour en 1981. Aujourd’hui, en 4 jours, 59 compagnies au programme et 174 représentations dans 19 lieux ! C’est aussi un haut lieu de rendez-vous pour les programmateurs. Le Festival est associé à Meridians, réseau européen pour le Théâtre de rue.
On assiste aussi à un conférence sur l’histoire du Théâtre de Rue en Espagne à l’ Institut de Théâtre de Barcelone . C’est pendant la transition politique entre la dictature et la démocratie que naît la revendication de la fête populaire.Le Carnaval est trés ancré dans la culture Catalane et est mélangé à un caractère populaire et festif avec l’aspect culturel des fêtes religieuses. Par exemple, en Espagne, on compte jusqu’à plus de 300 fêtes de village autour du feu. Dans les années 80, le théâtre de rue était aussi trés “utilisé” par les institutions (matchs de foot, entreprises privées à des fins publicitaires,etc.). On se demande de quelle manière aujourd’hui la dictature marque t-elle encore le théâtre de rue ? Une censure politique semble planer sur lui encore desfois aujourd’hui, bien que les propositions théâtrales soit bien moins politisées qu’avant… On parle davantage aujourd’hui de subversion ou bien de trangression. Les sujets festifs et participatifs des années 70 semblent loin, les années 90 étaient celles de créations davantage “plastiques” où le spectateur était plus distancié.Quels sont les orientations d’aujourd’hui, et que seront celles de demain ?
Ouvrir un canal de communication et d’émotions ?

- Cabaret de la Mort










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