Difficile de trouver les mots.
Marseille,
ma tête et mon corps.
Iquitos,
Ma tete, mon corps et mon coeur.
Novembre a été lourd.
Alors, j’ai laissé "mes bagages" ici.
Projet personnel
professionnel
mes angoisses,
ma violence,
mes tabous
mes rancoeurs
mes frustrations,
mes complexes,
J’ai tout mis dans une boîte noire.
Produire, produire,
être efficace, rentabiliser,
C’est notre quotidien ici,
On n’a pas réussi à s’en dépêtrer là-bas.
J’ai jamais trop voyagé.
Pas si loin,
Pas si seule.
Pas par manque d’envie, bien sur.
Le voyage, ça commence dans l’avion.
Dans le décalage horaire, j’ai perdu "mon cadre"
mes aut-o-bligations, mes propres contraintes.
11h de vol pour oublier mes marques de petite occidentale.
6h de décalage avec ma réalité.
Ca me laisse du temps pour cogiter.
Là bas,
j’ai ouvert les yeux
ceux que j’ai derrière la tête.
Là-bas,
j’ai ouvert mes portes,
celles qui sont blindées.
Voilà,
Mettre plus de mots sur ce voyage
ça serait contraindre ces moments dans une cage dorée
ça serait raconter (au passé) ce que je vis encore
ça serait rationaliser mes sentiments.
et aujourd’hui,
je suis pas prête.
Pour le reste,
les photos parleront d’elles mêmes.
Merci a Estamos en la calle (Roli, Jenko, Gino) et Berta pour leurs photos.



















