Experimenter. J’ai l’impression qu’on ne peut expérimenter qu’avec un projet d’experimentation clair et concret. ça délimite un territoire où l’on peut rigoler un bon moment avant d’éprouver le besoins d’expérimenter des choses. Permet d’éviter de poser des mots sur nos envies de les camoufler derrière du non-dits. Un expérimentation (qu’avant on appelait improvisation) n’est que le croisement de nos gouts, nos envies,de ce que l’on sent et notre propres expérience. Experimenter à deux, cela permet de ne pas définir le langage commun au préalable.
S’exprimer. Depuis dix ans un pote me serine qu’"on ne s’exprime pas, on exprime des choses", c’en est presque devenu une devise, une blague entre nous. Il la tiens d’un certain Jean Pierre "Rehm" je crois, profs des beaux-arts… Mais putain, c’est un début d’éthique et je crois qu’il faut s’y tenir. Quelqu’un qui s’exprime me fait penser à un jus d’orange pressé, une naïveté romantique d’il y a un siècle. Je n’imagine pas tout exprimer d’un coup, il y a comme une naiveté à penser celà. Choisir des bribes de sensations qui nous parlent et exprimer les choses les unes après les autres, en les pressant à mort chacune (tenter).
L’esthétique. Sujet épuisé pourtant depuis des générations, jusqu’à la moelle, pourtant le reflexe de faire beau existe encore, je soupconne systématiquement une manière de camoufler le fond.
Espace public. La demande générale, de société, c’est l’espace privé. Que ne serait-on près à faire pour garantir son espace privé. A part les Sdf, les manouches, les errants, chacun le revendique, l’aménage, le protège, l’enclot. Accoutumé à l’espace privé, nous cherchons à le reproduire à l’exterieur, dans l’espace public, ce truc qui n’a de nom que par opposition à l’espace privé. Sans le privé, le public n’existerait pas en tant que notion. Détruire peu à peu son espace privé, est-ce possible, souhaitable ? Dans cet espace publique, qui est une suite de zones privatisées temporellement, que signifie briser cette carapace privative ? Une agression, une intrusion, un détournement. Internet, espace-modele de privé envahissant le public.
Projet. Pas pensé mieux : de Tartar(e) (Jean Georges) : "Un projet c’est un désir qui n’a pas de couilles. "
Vieux con. AAAh oui, vieux, sur de moi, une nana sur chaque genoux, intelligent et con à la fois, imbu, sans reflexion, sans transformations, avec un petit théâtre en province et un petit théâtre à Paris, quelques pièces au répertoire de la comédie française de rue, le dernier K way vert et rose neuf ultra hype sur le dos, quel pied. Et je pontifierai à loisirs sur la liste rue. Sinon, j’aime bien faire un peu de provoc pour lire des réponses de temps en temps.










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