Carnets de bord des apprentis de la FAIAR
La FAI AR est le premier centre de formation européen dédié à la création artistique en espace public, implanté à la Cité des Arts de la Rue à Marseille

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L’Hostellerie de Pontempeyrat

Troisième semaine

samedi 20 octobre 2007, par Boueb.

Dérapage linguistique. De sons en sons on trouve son son. Où l’on découvre que les mots se suivent sans nécessairement créer des phrases, sans nécessairement être dénués de sens. Beaucoup de blabla, comme d’habitude. Moins terre à terre, plus poétique…

Lundi 15 octobre 2007 Jour 11

1 plus 1 égale au moins deux
Deuxième départ
Parles a taton
T’as ton projet
J’ai des pensées
C’est des idées
Des idéaux
Autrement dit
Diatonique
Ni queue ni tête
Es tu tétu
Tu te connais
Nais tu de rien
Rien à prouver
Vérité vraie
Réalité
T’es allongé
J’ai essayé
Yélélé
Les différences
En se cherchant
Champ cultivé
Vélocité
T’es ralenti
T’y vois plus clair
Et rebondir
Dire pour
Pourrir
Rire pour
Pour les instants
Temps tant présent
Z’en perd la boule
Ou le vers lent
En se cherchant pour tomber juste
Il faut chercher au bon endroit
En plein dans le mille
T’es con centré
De ton nombril au bout de la ville
et puis des champs
C’est pour les gens
C’est pas une cible
Mais c’est un fil
Pour éclairer pas pour briller
Pour le sensible
La dérision de nos tabous
Qui font des murs en pleine rue
Tout ce qui est tabou est à nous
Méconnaissance
Naissance des peurs
Reconnaissance
Naissances des leures
Là je décroche
Dédouble croche
Lâches, décroches
Lâche, vache, tache, mâche, Wawache
Marche crache macache
Craches tes croches
Redouble croches
Fils de Ut
Je vais t’enDOlorir
Te REduire en pur RE
MItoyenneté
FAtalité
SOLicité l’asSIduité
SI t’en es cap
SI t’as un cap
…capitaine_

Mardi 16 octobre 2007 JOUR 12

Pourquoi j’écris mes pensées ma parole ?
Quel est le rôle de ma parole ?
Pour qui j’écris ?
Pour la mémoire, pour le miroir, pour moi, le dévidoir
Pour des traces
Pour mettre des mots sur mes sentiments, mes émotions
Pour l’exercice, pour essayer et observer.
Les pensées de forme, euh non, mais si ;
Les pensées de fond
18 mois ça fait combien de jours au juste, beaucoup
Du temps pour toucher le fond et la forme
Pour s’aligner
Beaucoup font des choses que j’aime
Beaucoup sont bien meilleur
Pourquoi en faire mon métier ?
Qu’ai-je à dire et comment vais-je le faire ?
A quoi je tiens par-dessus tout ?
Pourquoi et pour qui est-ce tellement important ?
Je sens comme une fonction publique, un trésor public

Une quantité de gens bien pensent que les autres sont cons
Il y a des gens bien qui aiment des cons
Il y a des cons qui font des choses biens
Je pense à caro : « mon père vote à gauche, mais c’est un homme de droite ; ma mère vote à droite alors qu’elle est de gauche. »
Comment se lit on ?
Comment traduit on nos valeurs ?
Comment s’émancipe t-on de son bagage culturel, politique, familial ?
Pourquoi se ment on ?
Pourquoi est il si difficile de faire ce qu’on veut être ?
Ce qu’on fait, ce qu’on veut, ce qu’on peut, ce qu’on est, ce qu’on aime, ce qu’on hait, ceux qu’on émeut, ce con d’émeu et meuh MEUH ! …euh…
Eux.
Trouver sa gamme. Jouer avec.

Prisca et Berta étaient très émues en exprimant leur motivation, leur raison d’être ici, leur recherche. Un vrai moteur qui vient des tripes, une nécessité, une urgence. Touché.

Frère Paul, chaise dieu, danse macabre, chaîne visuel, équilibre, harmonie, accord, projection, collaboration volontaire ; tiens ! oui. Jeune homme bon propre fait le beau. Recherche stage en entreprise sur Marseille et sa région.

Dès fois Michel m’énerve à voir en grand et gros. Gros projet, grande compagnie, structures conventionnées, expérimentées. Small is beautiful, isn’t it.

Et Dominique ! Il parle de dérive animatoire comme Bernard Colin. Il a déjà conseillé d’être un minimum opportuniste, et, avec Sauvageot, pour dédouaner Jack Lang, qu’il est normal de faire plus de compromis au fur et à mesure que l’on vieillit.

Le con test et conteste.

J’ai foiré ma réinscription Assedic, je leur ai dis que j’étais en CIF, je ne suis plus demandeur d’emploi. Il fallait ? Je n’en vois pas la nécessité.

J’ai eu une petite réveillation, c’est une évidente révélation qui vous sort du sommeil. A mesure que l’on émerge l’idée perd de son génie. Pour faire coller le fond à la forme, il y a moyen de faire des spectacles engagés, de proximité, et de fonction publique en impliquant des « représentants de la société civile » (hahaha), des gens quoi, qui ont une mission figurative, active. Transmettre des techniques, créer ensemble, jouer, transformer sa vie-ville. En ateliers, en stage, avec divers publics association, écolo, abonnés, militants, retraités, immigrés, écoles, ateliers danse théâtre, compagnie locale. En écrivant un scénario, une aventure révélatrice. En faisant des actions spectaculaires, en créant la surprise. En fêtant tous en chœur notre excellente médiocrité. En variant les niveaux visuels et les adresses : de l’intime au groupe jusqu’à l’ensemble.
Le thème ? Les clés de la ville.

1 Message

  • drôle ? (pour boueb) Le 20 février 2008 à 16:29, par anna de rennes et tout et tout

    ben c’est drôle. cet espace d’expression ou tu raconte des trucs de ta vie, et puis tout le monde peut les lire, mais je pense pas que tout le monde les lit car tout le monde n’est pas dans le même monde.

    pis c’est drôle comme moi ça me parle. chui tombée dessu un peu par hasard et un peu pas puisque y’avais ton nom dans un coin de ma tête, imprimé d’une rencontre à 6 heure du matin à la gare à rennes. tu sais, t’étais jésu et moi j’étais mlle vert de gris ? et auusi yavais mes copains brun vermillon cyan… ben tout ça c’est pas très important, mais là j’ai du temps et une machine ordinaire pour regarder les trucs du bout du monde sur un écran.

    juste qu’on a des doutes du quotidien en commun, qu’on est plusieurs à avoir d’ailleur, j’en connait moi. des rêves en commun aussi, pis des révoltes. aujourd’hui je laisse des mots pliés un peu partout pour qu’on se rende compte qu’on est pas tout seul.

    je te dis du courage pour affronter les monstres, ceux des "arts de la rue", ceux des assedic, ceux de la ville, ceux qui sont à l’intérieur de nous… ben… voilà, à la revoyure et puis voilà.
    salutation
    anna

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