Carnets de bord des apprentis de la FAIAR
La FAI AR est le premier centre de formation européen dédié à la création artistique en espace public, implanté à la Cité des Arts de la Rue à Marseille

Accueil du site > Promo 2009/2011 > Faiaroscope > Mathurin Gasparini > aventures individuelle > Grêve des chômeurs

Grêve des chômeurs

Deuxième semaine à La Parole Errante

lundi 3 mai 2010, par Mathurin Gasparini.

Decidément ce stage prend des formes de plus en plus….!!!!!……

Cette semaine je vais suivre le travail de la coordination des précaires et intermittents d’Ile de France puisqu’il se trouve que La Parole Errante y est très lié affectivement. Ce le début d’un mouvement nommé "Grève des chômeurs", dans toute la France. L’absurdité du nom le rend en lui même assez poétique. Un piquet de grève est prévu toute la semaine à Montreuil avec films, bal, apéro, repas des chômeurs. Ils demandent à ne plus être traqué, surveillé, déprécies par Pôle emploi, entre autre. Ce lundi matin, lancement du mouvement, RDV est donné place de la république pour une action. Une centaine de personne, petit discours dans un mégaphone puis on part en métro pour une destination inconnue. Un flic avec un talki nous suit pour informer ses supérieurs. Vers le périf, on cours vers un immeuble, aucun nom marqué dessus, une fois à l’intérieur on comprend, il s’agit du siège central de Pôle emploi pour la France. On monte au septième étage, jolie vue, une réception était prévue dans une salle, on prend les bouteilles de champagne (ils ont ça tout les jours ? Qui paye ?), on les boit sur la terrasse puis on s’installe dans une grande salle de réunion pour discuter. Au bout d’une heure ou deux à mettre au point le communiqué, rajouter les jeunes des quartiers, les travailleurs en prison, et ceux qui ne veulent pas travailler, les CRS entourent la salle puis y pénètrent en force et nous demandent de sortir un par un. On refuse (moi je ne dis rien, je suis ici dans le cadre de mon stage après tout…) et ils nous embarquent de force les uns après les autre. Petite violence, tension, soif, envie de pisser, cris, tout se passe bien. Panier à salade, commissariat, cellules, contrôle d’identité, attente, attente tout le temps, entre chaque épisodes, et je ressort vers dix sept heure. Et voilà, c’est pas des arts de la rue ça peut-être ? De l’émotion, du mouvement, quelques climax, tout y était. Pour les jours prochains à Montreuil, j’espère faire des choses encore plus rigolotes, humoristiques, costumées, on verra….

1 Message

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0