Carnets de bord des apprentis de la FAIAR
La FAI AR est le premier centre de formation européen dédié à la création artistique en espace public, implanté à la Cité des Arts de la Rue à Marseille

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Fondamental 2, 1ère partie

Marseille mise à nue par ses prétendants même

mardi 8 décembre 2009, par Mathurin Gasparini.

Les villes invisibles Hervé Lelardoux

- Mathias Poisson Chorégraphe, parcours, RDV terminus ligne 60 demain 15h

- Henrick Sturmm Plasticien, marcher dans la ville, dissections de villes. Jeudi, exercice, le soir compte rendu.

- Sylvie Ganche Aveugle, collaboratrice de Hervé

- Cedric Gonnaud Assistant, ingénieur du son

Un sujet : La Ville

Sa démarche : avant tout scénographique, s’interesse à la forme Notions d’espace. En premier les conditions de la représentation.

La première image d’un spectacle : Un monde commence

Affirmer la théâtralité : L’humanité des personnages Où doit toucher une oeuvre d’art

Qui sont chacun des individus du groupe ?

Les comédiens arrivent le premier jour dans un décor déjà en place.

La scénographie est une prise en compte du réel dans le théâtre.

Ce qu’Hervé a appris dans les spectacles pour enfants :
- Ils n’ont pas de codes sociales du théatre.
- Chaque instant doit leur raconter quelque chose.
- Chaque élément de language du théâtre peut devenir point focal.
- Il faut s’adresser à chaque individu. "Le château de l’âme"

Des intimités assemblées, des solitudes.

La scénographie c’est l’entrée du reel dans le théâtre.

Il n’y a rien à expliquer par le théâtre, il faut aider les gens à ouvrir des portes.

L’espace public est une scénographie préexistante.

Amener une fiction dans le reel. Du théâtre "hors-salle".

Un travail pour une ville et pour une population. Vivre un moment de ville. Sans convoquer les gens à un moment de spectacle, fabriquer une rumeur.

Ecrire une histoire à la page faits divers des médias.

Le spectacle commence dès le premier repérage.

Un spectacle qui vit encore dans les pensées vingt ans après.

Un triangle : Ville-Habitants-Théâtre.

Imaginaire au coin de la rue.

"Entre le visible et l’invisible le simple voile d’une paupière, on ne sait lequel est dedans, lequel est dehors" Italo Calvino Où est la réalité de l’instant que l’on vit ?

Objectivité/subjectivité.

La parole du poète.

Ce qui commande au récit ce n’est pas la voix, c’est l’oreille.

Rapport à la mémoire, pas à la nostalgie.

La mémoire est dans le présent, nos parcours sont différents.

La mémoire ne restitue pas le passé mais constitue le présent.

L’arpenteur en marchant donne sa mesure à l’espace.

La mémoire se reconstruit tous les jours.

Le passé du voyageur change à chaque pas qu’il accomplit.

Chaque ville que je découvre me rappelle autre chose de Venise.

Un théâtre de suggestion.

Mettre en scène la ville mais sans dimensions spectaculaire.

Le spectaculaire qu’il y a dans la tête du passant.

N’importe quel homme est exactement équivalent à n’importe quel autre.

Comment une ville tisse des liens avec les gens qui la vivent.

Chaque Mètre carré d’une ville à été le lieu d’une histoire pour au moins une personne.

Quand quelqu’un raconte la réalité, elle devient fiction.

Reflet d’expérience Promenade blanche. Exercice à Notre Dame de la Garde avec Mathias Poisson et ses lunettes floues.

Confiance de se laisser guider, perte de repère mais jeux, situation extra-ordinaire, puis, faute d’attention, erreur de guidage ? Une marche que je rate. Peur, problème de confiance en moi, en mes chevilles, autant que dans le guidage. Petite peur mais qui reste un moment. Plus tard, je met le pied à côté du chemin, dans le vide, me retrouve sur un genoux, étrangement je n’ai pas peur, plus peur. Vers la fin, sensation que ma vue sera toujours comme cela, envie que l’experience s’arrète, lassitude. Mais il faudrait raconter aussi la beauté des lumières la nuit, la joie de courir dans un océan de blancheur sur l’esplanade de la Bonne Mère, alors que le vent souffle autant qu’il peux. Et la sensation de solitude et d’auto écoute que cela produit.

P.-S.

La description de ce qu’on à fait viendra plus tard…

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