Visite furtive au centre Pompidou à Paris. Une phrase écrite sous une oeuvre parmi les centaines exposées, m’interpelle :
"… une tribu nomade s’arrêtant en bivouac doit choisir entre deux alternatives, faire un feu de camp ou construire un abri. L’option choisie, faire un feu, permet ainsi de créer un espace où la communauté peut se rassembler, une architecture mentale qui produit des effets physiologiques sur les individus." . Phrase tirée du critique d’architecture Reyner Banham.
7ème continent, 2001, Christophe Berdaguer & Marie Pejus : demi-sphère lumineuse, qui reproduit le spectre de la lumière solaire, propose un ersatz de soleil en utilisant des lampes fluorescentes utilisées dans les sous-marins tout en démontant les ressorts d’une communauté utopique avec ce qui apparaît comme un avatar électronique et perverti du feu de camp archétypal.
A partir de cette phrase et de l’oeuvre qui l’illustre, voici ma réflexion personnelle par rapport à la question de Nadège sur la place du théâtre dans la rue : "…ces formes invisibles qui investissent le quotidien et reconnectent les imaginaires des usagers sans obligation de spectaculaire…" :
Amis de la rue, plus que le spectacle c’est le moment partagé qu’il suscite qui m’anime et me questionne. L’action artistique, le face à face, importe au moins autant que le résultat obtenu. La rencontre avec l’oeuvre est un espace temps à explorer.
Bonnes vacances à tous.










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