Alors évidement, je ne serais absolument pas objectif, peut être pas assez critique, peut-être injuste, peut-être pas assez poussé, mais que chacun rajoute des commentaires !
Petit rappel du déroulement de ces trois premiers mois.
Les deux premières semaines, découverte de Marseille, ses lieux reliés aux arts de la rue, les personnes qui travaillent dans ce secteur, et la rencontre entre nous, nos premières marques, et l’équipe pédagogique, Michel et Dominique surtout.
Puis une semaine à Pontempeyrat, on commence à travailler ensemble, on apprend à se mettre en danger, Michel nous paternalise gentiment.
Semaine suivante à Marseille de nouveau, on prend quelques marques, on s’initie à l’informatique. Petit temps de répit avant le premier fondamental à Aurillac.
Aurillac, rencontre avec la danse d’Ali Salmi et les rythmes de Pablo Cueco et Myrtha Pozzi. Beaucoup de pratique, difficulté d’apprendre, une réflexion pas assez poussée sans doute sur l’écriture de spectacles mais une approche tout de même de ces problématiques. Dur de ne pas assez savoir où nous allons, une ponctuation mal préparée, pas assez pensée en amont, qui suscite du stress et un sentiment d’urgence pas toujours agréable.
La vie de groupe s’organise, on prend nos repères de vie commune.
Puis une semaine de confidences à Marseille qui nous chamboule un petit peu, présentation individuelles de nos projets devant deux "duos d’experts" qui nous font quelques retours. Évidement cela pousse à aller plus loin dans nos réflexions et c’est constructeur mais pas facile de verbaliser son projet.
Et enfin, trois semaines avec Hervé Lelardoux, sur les villes invisibles, extrêmement bien construites, sur un projet complexe mais bien présenté et qui nous ont vraiment emmenées dans une direction précise. Rencontre et discussion avec des aveugles de Marseille puis restitution sous forme d’enregistrement sonores diffusés par des walkman pour quelques invités à Notre Dame de la Garde par -10 degrés.
Donc, après ce petit tour de ce que nous avons fait depuis le début de la formation (j’oublie énormément de choses : musique, gardens, dérives, escalade, film pour rue libre, afin d’être sur de ne pas en oublier une seule), quelques trucs que je trouve super.
L’immersion avec des professionnels, le contact permanent avec des gens qui ont de vrais expériences et de vrai questions et une réelle envie de transmettre. Ainsi qu’une réelle bienveillance.
L’équipe, les quinze apprentis que nous sommes, différents mais tous animés d’envies sincères, de questions, de doutes et de certitudes fécondes et variées. Un désir de se penser comme groupe et que tout se passe bien entre nous, avec les efforts que cela comporte.
La variété des proposition, il faut être réellement contorsionniste mental, s’adapter à tout et de la meilleur manière pour tenir le coup et arriver à suivre toutes les propositions, demandes et commandes faites, pour être présent à chaque moment de la bonne manière mais c’est excitant et si proche de la vie finalement.
L’exigence, parce qu’en plus, les demandes sont complexes, fortes et qu’elles nous demandent de l’engagement.
Le suivi, parce qu’on se sent encadré et parfois recadré par rapport à nos envies, parce qu’il y a une équipe autour de nous et une organisation qui font que tout se passe bien.
Des critiques, oui, peut être le sentiment d’être trop paterné parfois, extrêmement soutenus quoi que nous fassions, dans une situation de confort immense, mais c’est tellement bien tout ça.
Il nous reste encore quinze mois à la Fai Ar et je me dis que cela va passer très très vite et qu’on a intérêt à être à fond pour bien profiter de tout.









