Carnets de bord des apprentis de la FAIAR
La FAI AR est le premier centre de formation européen dédié à la création artistique en espace public, implanté à la Cité des Arts de la Rue à Marseille

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Accueil public, mercredi 18 novembre.

point de rue, un parapluie

vendredi 27 novembre 2009, par Laurent Driss.

1. Partie graphie

Exposition des partitions réalisée dans la grande halle du parapluie

2. Partie musicale

Esteké estekao, pièce rythmique de Mirtha Pozzi réalisé à la voix sur la route de la halle au studio Alerte 2, pièce pédagogique binaire et une autre en ternaire dont le nom m’échappe avec les instruments de musique : tom-bass, maracas, congas, bongos, cimbales et guïros ; belle écoute, belle concentration, résultat propre et tout à fait acceptable. Si seulement nous avions pu jouir d’une telle écoute au cours des semaines précédentes le stage eut été plus bénéfique. Le groupe manque sans doute de maturité, une concentration dépendante de l’assistance du public est dommageable à la qualité du travail, maître mot de cette journée de monstration (clic Julie). Beaucoup de plaisir à jouer dans cette qualité de silence, d’écoute, de concentration et de jeu.

3. partie dansée

trois propositions de corps en mouvement dans l’espace du Parapluie :

• La passerelle : Lieu métallique capable de fournir beaucoup de sons, proposant des points de vue en hauteur, un escalier et un éclairage intermittent o . L’équipe (Elodie, Emeline, Cyril, Maus, et Nadège) fait le choix d’une création collective et propose du mouvement à partir des sons fournis par la structure. Des ombres organiques se dessinent, frottent sur le pont, présence de la nuit et de ses créatures, équipage en veille, le capitaine sonne le réveil, tempête, le bateau est sauf, percussions sur le bastingage, danse, joie et cetera.

• La rue : grand couloir intérieur, 50m de long, 5 de large, portes battantes de chaque côté, de part et d’autre rideau coulissant s’ouvrant ver le haut. 2clairage de sécurité soutenu par les pleins phares d’un véhicule parqué dans l’axe du couloir en direction du public (contre-jour). Exploitation des portes, de la longueur de l’espace, des surfaces lisses tant verticales qu’horizontales. o L’équipe (Abigaël, Séverine, Laetitia, Mathurin et moi-même) sollicite Abi pour la pertinence de son regard (nous pourrions ici faire une digression vers les notions de mise en scène, régie, œil extérieur, regard non complaisant, directeur artistique… mais nous nous abstiendrons ; le rôle d’Abigaël était de garantir la qualité des images ou mouvements, et la cohérence de leur montage ; nous, danseurs, étions force de proposition, Abi force d’élection, d’organisation, et maîtresse des retours. Fermons la parenthèse.) o Le rendu : quatre individus sortent de leur intérieur dans des dispositions qui leur sont propres, puis l’un d’entre eux va chercher une rencontre qu’il ne trouve pas, ce qui déclenche un mouvement général des uns vers les autres avec ce jeu d’attirance et de répulsion, de rencontres, d’échanges et finalement de solitudes. A la fin, une porte s’ouvre sur une perspective, tous s’engouffrent et disparaissent. o La méthode de travail (auquel nous pouvons rattacher la première parenthèse) : à partir de ce que proposait le lieu, soit une grande surface de murs lisses qui se regardent, une multitude de portes, une très belle longueur où le regard peut fuir, un sol lisse. Improvisations sur entrée/sortie avec les portes, trajectoires entre deux portes, jeux sur la verticalité, la glisse que le béton ciré propose. Ensuite exploration de scénarios avec début d’histoires écrit et la suite en improvisation. Pour finir, choix de séquences piochées dans les séances d’impros, travail à la table, idée d’un montage affiné et finalisé par le plateau. Un résultat dont nous sommes fiers tant par la qualité du travail fourni lors des impros que par la rigueur accordée à sa finalisation.

• Le mur : côté ouest du Parapluie, 30m de long, un arc de cercle à l’horizontal, deux lampes dans le sol, petites loupiotes dans le mur, deux baies vitrées, quatre chenaux, deux bouches d’égout. (Julie Arnaud Anne Maël Elsa) o « Les rêveurs » ou « somnambules » voire « somnambuliques » voire même « Somnambulismes » et pourquoi pas « Somnambucoliques » mais bon ça relève de moi tous ces titres je tiens à le souligner. C’est juste pour essayer de donner une idée de l’univers (ou de l’ambiance, de la couleur de l’atmosphère) qui se dégage de ce travail. o Cinq danseurs habillés en dessous blancs, caleçons longs, nuisettes, damart… errent dans l’espace de la nuit. Leurs rêves débutent par la lumière qui apparaît lorsque deux corps de demoiselle roulent doucement hors de leur sommeil laissant naître un jeu d’ombres qui se projettent sur le mur. Quand elles sont nées d’autres viennent peupler l’espace de leurs rêves parallèles. C’est alors un duo de garçons en miroir, une fille qui se déplacent en lévitation, un corps qui s’écroule autour duquel tous se réunissent, une pluie de petits cailloux (la vie s’égrène), un oiseau prisonnier d’une cage d’une verre qu’il ne perçoit que par la confrontation, …leurs rêves s’achèvent sur leur disparition dans les bouches d’égout tandis que les dormeurs retournent dormir occultant la lumière.

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