Carnets de bord des apprentis de la FAIAR
La FAI AR est le premier centre de formation européen dédié à la création artistique en espace public, implanté à la Cité des Arts de la Rue à Marseille

carnet de route

Dernier ajout : 17 avril.

puisqu’on nous a demandé de partager les notes que l’on prend au lieu d’écouter les intervenants…

Articles de cette rubrique

  • CONTENT

    23 novembre 2011, par Solen Briand

    LA FAIAR OU LE PLAISIR DE JOUIR m’y voilà, après un atterrissage douloureux, me voilà près à tout démonter dans un milieu narcissico -religieux. Embrasser le monde, sans bouche……j’me comprends…. (c’est une dédicace discrète d’un auteur inconnu, que la pensée dans un élan mystique a dépassé pour atteindre une sphère prophétique et intime) merci

  • premières pressions à froid

    23 novembre 2011, par Solen Briand

    Dans les autres villes on appelle ça une impasse, ici je suis officiellement domicilié au boulevard Falcot. Deux voitures ne peuvent pas s’y croiser, la ruelle se termine en cul-de-sac. Le boulevard Falcot. Le premier investissement que j’ai fait : des boules Quies. Cette ville est handicapée par elle-même. Les gens d’ici sont leur propre membre en moins. Comme si, pour exister, il fallait manquer d’être à la bonne place. On commence à mettre les warnings quand on est en triple file sur la voie d’en face et qu’on sait qu’on reste garé là pour la matinée. Marseille c’est comme si il n’y avait (...)

  • un peu de latin

    23 novembre 2011, par Solen Briand

    Omnia possideat, non possidetaera Minos ! A solis ortu usque ad occasum. Hic Rhodus, hic salta… ah, et sinon, je voulais aussi dire que l’oreille interne, contrairement aux idées reçues, ne sert pas à l’équilibration, mais à maintenir l’horizontalité du regard. et puis mettre une photo de mes fesses (même si ça n’a rien n’avoir rien à voir à voir). [1]

  • nous avons pris de la distance

    14 décembre 2011, par Solen Briand

    Nous avons pris de la distance avec la peine. Il est heureux de me voir marcher en équilibre sur une sangle, là, au fond du jardin public de Salé. Son cœur est touché par la rencontre du geste qui le libère, et par ma présence, familière, française, potentiellement amicale. Son histoire ne commence nulle part. Il est seul face à l’océan dont ses yeux débordent, il dort sur la plage de l’exil, sous le ciel de la sentence. Il est coupable. Les étoiles de la justice ont eu le choix entre 25 ans de réclusion dans les prisons financées par l’argent public français ou le retour aux sources de la (...)

  • vertige horizontal

    12 janvier, par Solen Briand

    On me dit qu’il n’existe aucune carte officielle de la médina de rabat. je prends mes jambes et mon carnet, en deux sessions de quelques heures de marche, après les avoir confondues, les lignes parviennent à se confondre. Un tout petit bout au nord ouest… petite explication : pour moi il n’est possible de se reconnaitre perdu qu’à la condition de ne pouvoir répondre à aucune de ces questions D’où je viens ? Où je suis ? Où je vais ? Si je peux répondre à l’une d’entre elles, c’est qu’il est toujours possible de retrouver un chemin, donc que l’égarement n’est pas effectif. Le Plan Subjectif Ambulatoire (...)

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